Cinéma Interview 

Malolo Matouala, l’interview

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Sir Mategus 1er : Malolo Matouala, entre les vertus du vert et le 3eme art, comment vous définissez-vous ?

Malolo Matouala : Bonjour et merci pour cet honneur. Un touche à tout, voila comment je me définis. C’est vrai que je travaille dans le milieu de l’Agriculture mais je n’ai été ni dans un collège ni dans un lycée d’enseignement agricole. Dans mon parcours professionnel, j’ai eu l’immense privilège de côtoyer un certain Karime CISSOKO en Côte d’Ivoire et c’est lui qui m’a donné le goût de la terre.
Pareil pour le 7e art. Lorsque je me trouvais à Cotonou en l’an 2000, je fréquentais régulièrement les salles de cinéma. L’écran géant, les musiques d’avant projection et l’ambiance dans la salle me donnaient de bonnes sensations. Depuis 2018, j’ai découvert l’existence du cinéma congolais j’essaie de m’y intéresser de plus près.
Depuis quelques temps, j’ai commencé à écrire pour le cinéma. On en reparlera un jour.

Sir Mategus 1er : Avec  » le travail est précieux  » il faut dire que vous êtes un fervent promoteur du made in Congo

Malolo Matouala : A la base, LE TRAVAIL EST PRECIEUX est un concept que a inspiré mon parcours professionnel. En 2008, je me suis fait licencier de mon boulot après 5 ans de travail, sans préavis. Je me trouvais à Abidjan. J’ai connu une galère sans nom. Des fois, je n’avais rien à manger et je me contentais de mettre du sucre dans un verre d’eau et de boire avant de m’endormir. A la fin de chaque mois, pour payer le loyer, je sacrifiais un objet afin de ne pas me faire expulser.
Cela a duré 4 longs mois. Et quand j’ai finalement trouvé un nouveau boulot, je m’étais juré de ne plus m’amuser avec et de le prendre au sérieux parce que j’avais compris que le travail est vraiment précieux.
Avec la plate-forme le travail est précieux, j’essaie d’aider les gens à trouver, valoriser et conserver leur travail car il est précieux.
J’ai fini par coupler ce concept avec celui du made in Congo parceque ceux qui entreprennent sur notre sol, contre vents et marées, sont parfois confrontés a l’indifférence de leurs compatriotes qui privilégient les produits importés à ce qui est fait localement, oui… Ce sont ces hommes et ces femmes font un travail précieux que j’aime bien mettre en lumière.

Sir Mategus 1er : Vous avez obtenu au sortir de la dernière édition du FFC un diplôme d’honneur… racontez nous cette expérience

Malolo Matouala : Après le CEPE, le BEPC et le BAC, je viens d’avoir un 4e diplôme (Mort de rire). Non mais pour être sérieux deux secondes, c’est avec plaisir que j’avais apporté une contribution financière et un soutien logistique pour la réussite de cet événement.
Avec ses hauts et ses bas, ses talents confirmés et débutants, ses bons films et ses navets, c’est notre cinéma. Si nous ne le valorisons pas, personne ne le fera à notre place. Donc, au lieu d’envier les industries cinématographiques du Nigéria, du Ghana ou de la Côte d’Ivoire, travaillons à relever notre propre industrie.
Quand on apprend qu’un artiste vient de France, de RDC ou de Côte d’Ivoire, les sponsors se bousculent et mettent beaucoup d’argent. J’aimerais bien qu’ils expriment le même engouement pour nos artistes.

Sir Mategus 1er : Nous vous proposons trois mots: plantes, cinéma et famille ; essayer de tous les utiliser dans une théorie.

Malolo Matouala : (Mort de rire). Permettez que je ne réponde pas à cette question. En fait, j’ai écrit un texte drôle qui combine Cinéma et Agriculture. A deux reprises, j’ai voulu m’inscrire au concours de stand up organisé par Point Art mais à chaque fois, j’ai eu peur et je me suis défilé.
Un jour, j’aurai le courage de lire ce texte en publique et il sera beaucoup plus beau que la phrase que vous me proposez de vous composer.
Maintenant que j’en parle, j’ai honte d’avoir dit que j’ai peur de lire mon texte en public (mort de rire).

Sir Mategus 1er : Malolo Matouala, un message à l’endroit de vos lecteurs ?

Malolo Matouala : Je ne prétends pas avoir des « lecteurs » en toute modestie. Je ne suis pas écrivain mais il y a des gens qui s’égarent une fois, de temps en temps, sur mes pages et Je leur dit merci.

Tous ensemble, continuons à valoriser notre pays. Arrêtons notre complexe d’infériorité qui nous amène à préférer les produits des autres plutôt que les nôtres. Comprenons également que dans le chacun pour soi, on n’ira pas loin.

Pour paraphraser notre hymne national, « oublions ce qui nous divise, soyons plus unis que jamais, vivons pour notre devise, Unité, Travail, Progrès ».

Merci Mwinda Project et merci à tous ceux qui me liront.

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