Albe DiahoCinéma Interview 

Albe Diaho, prix du meilleur cinéaste aux Sanzas Awards 2019

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Sir Mategus 1er : Aux Sanzas awards le film Diboulou te consacre meilleur cinéaste 2019, qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Albe Diaho :Aucun bonheur au monde n’est comparable au bonheur qu’on ressent lorsque ses œuvres sont reconnues et récompensées; surtout quand on évolue dans un secteur d’art moins connu comme le cinéma au Congo, alors cette récompense redonne espoir aux plus jeunes et à moi-même.

Sir Mategus 1er : Quels sont de ton point de vue, les aspects de Diboulou qui ont marqué la différence ?

Albe Diaho : Tout a été déjà créé il n’y a rien de nouveau sous le soleil dit la Bible, c’est sûre que la différence est marquée par le travail car si l’arbre nous a donné des bons fruits aujourd’hui c’est parce qu’il est soutenu par ses racines.

Sir Mategus 1er : Pourrais-tu dévoiler quelques faits aux moments marquants de l’aventure Diboulou ?

Albe Diaho : Une tres belle  aventure avec des humains. pour ne pas dire des artistes très modestes; je peux citer Hervé Massamba, Selma Mayala, Germaine Ololo, Doria Lembe, Clavaire Mabiala, Lionel Mabiala, Harvin Isma, Mixiana Laba, Jehf Biyeri… Notre but n’était pas de créer un film, mais de créer un être qui peut donner quelques réponses à l’être humain, d’où après ou avant les tournages il n’avait pas un grand ni un petit, on était tous des mômes, on rigolait et cette ambiance est unique, vous ne le trouvez que dans l’art, surtout dans le cinéma.

Sir Mategus 1er : Travailles-tu déjà sur d’éventuels futurs succès ?

Albe Diaho : Oui je viens de finir d’écrire mon court-métrage, intitulé « ÉNIGME » que je me suis démené comme un diable dans le bénitier parce qu’il y a une grande partie des valeurs bantus qui confronte la culture occidentale sur des points assez délicats, il faut voir ce film pour comprendre ce que nous avons perdu.

Sir Mategus 1er : un mot pour finir, à nos  lecteurs ?

Albe Diaho : Merci d’avoir passé quelques minutes avec moi, ne perdons pas notre identité car quand on rejette les artistes, on a donc rejeté sa culture et quand on rejette sa culture, on s’est rejeté soi-même parce qu’on a perdu ses repères, son identité et sa valeur.

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