Idrice Fredy Nsiloulou MoussoloInterview Slam 

Fredlar, écrivain et poète

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Sir Mategus 1er : Bonjour Fredlar, et merci d’accepter mon invitation pour Mwinda Project. Vous êtes écrivain , poète et Slameur… enfin, pour ne pas me méprendre, je vous laisse le soin de vous présenter ?

Fredlar : Je suis Idrice Fredy Nsiloulou Moussolo. Comme c’est écrit dans mon acte de naissance. Je suis né dans les années Quatre-vingt, Dernier fils d’un père affectif et d’une mère adorée.

Artiste depuis mon adolescence, je débute dans le rap dont je suis toujours amoureux. J’écris des textes puis forme des chansons.

Mon premier groupe rap formé avec Mav Kongo a été une belle tentative, noyé dans les responsabilités obligatoires de la vie en 2008 est créé avec Gylles Évrard Douta et ma personne le collectif style O’blique Brazzaville faisant de moi le tout premier slameur connu de la capitale.

Dix ans plutard en 2018 j’étais de retour dans le Styl’oblique, Après quelques balades dans certains coins du monde.

Je suis Fredlar Artiste slameur, écrivain et poète . Je porte d’autres casquettes qu’il vaut mieux taire ici, la modestie ennoblit l’âme.

Sir Mategus 1er : Écrivain, vous inonder, passez-moi l’expression, la toile de vos peintures lyricales…. d’où vous tenez vous cette surabondante inspiration? Quelle différence entre slam et poème ?

Fredlar : Mon inspiration, une fois de plus cette question me revient.

Je suis certainement un lecteur fou et on me demande comment fais-je pour lire tant.Déjà je lis partout mêmes dans des lieux insolites.

Je suis inspiré par tout. Chaque situation m’impressionne. Chaque mot me parle et chaque image me dicte à l’oreille le sentiment de son existence.

Je suis inspiré par la mort mais réveillé par la vie. Je suis inspiré par le bas, sublimé par le haut. Je suis un inspiré de la femme et vécu par l’amour….

Tout m’inspire: Quand Hugo dit dans les misérables tome 1 , Parlant de l’année 1817,Que « la femme est le droit de l’homme. » Moi je dis que « l’homme est le devoir de la femme ».

Tout m’inspire, un chagrin, un mariage, une mangue, un voyage.

Je pense que les 9 muses ne sont jamais assez loin de l’oreille du poète.

Je dirai quelle différence entre slam et rap. Car, le poète est slameur, le rappeur est poète.

Le slam est l’art de dire différemment le rap du poète.

les deux portent la marque de la revendication avant tout autre. Les deux sont des dignes héritiers des poètes.

Sir Mategus 1er : Vos followers attendent sûrement de vous lire, entre les lignes d’un roman ou d’un recueil de poèmes… vous ne pensez pas ? A quand, votre premier ouvrage du genre ?

Fredlar : Justement, je suis impatient de leur donner un mémoire de moi-même, un écrit, une plume marquée par le symbole d’une édition à mon honneur.

Deux recueils de poèmes étaient déjà prêts avant la Covid 19. J’espère d’ici là en Donner une suite favorable dans le but de me faire le plaisir d’être lu.

J’écris déjà trois romans l’un d’eux est terminé mais qui sait quand la providence le fera connaître de tous ? On attend un peu encore.

Sir Mategus 1er : Répondez ici, le plus brièvement que possible.

Carton bleue

– 3 poètes que vous souhaitez mettre en lumière ?

Fredlar : Je souhaite mettre en lumière Victor Hugo grand poète humaniste, une jeune femme Benytia que j’affectionne artistiquement, et mon frère et ami Sir Mategus 1er en votre personne.

– 3 projets (spectacles ou autres) auxquels vous avez participé et que vous souhaitez partager avec nous ?

Fredlar : Formidablement, je me souviens de mon premier spectacle au mémorial Pierre Savorgnon De Brazza. Mes mots font encore écho aujourd’hui  » j’ai vu le mémorial Pierre Savorgnan De Brazza Se faire adorer, mais j’ai vu le musé Marien Ngouabi se faire abandonner. »

Ces vers ont donné lieu à une ovation extraordinaire que je n’avais pas encore connue auparavant.

il y a aussi ce spectacle de 2019 les dix commandements de la Muse une création originale Styl’oblique avec à sa constitution Gylles Évrard Douta.

Enfin un autre spectacle marquant la même année avec le concert impromptu un groupe français classique. Ce fut un moment unique, un moment inoubliable d’où ce rappel. Clin d’œil à notre amie Violaine une femme courageuse gentille et intelligente.

– 3 thèmes sur lesquels vous ne cessez d’écrire ?

Fredlar : Les thèmes qui me dominent sont certainement l’amour, le respect et l’humanité.

Carton vert

Quel est selon vous, la théorie du succès ?

Fredlar : Il est clair que pour réussir il faut avoir aidé le plus de gens possible et avoir rendu un grand service au très haut.

Si je vais être cruel je dirai qu’il faut mourir et voir ce qui reste de nous pour savoir qu’on a réussi.

Si bien que la meilleure théorie de réussite serait celle de l’amour pour tout ce qu’on fait.

Carton rose

ne répondez pas par oui, ni par non… trouvez des tournures

– elle vous quitte pour un autre, vous écrivez un texte ?

Fredlar : J’écris un livre pour lui dire combien son âme était belle.

– voulez-vous nous dire quel est votre écrivain favoris ?

Fredlar : Victor Hugo restera sans doute mon écrivain de cœur. C’est mon Maître, c’est mon génie, c’est mon pasteur, c’est mon confort… Le lire c’est respirer ce que le réel lui dicta.

– votre poésie est-elle une signature atypique ?

Fredlar : sans avoir le moindre doute, j’estime que personne n’écrit aussi bêtement que moi.

– et s’il ne vous reste que des œufs et du saka-saka, qu’allez-vous préparer tout seul ?

Fredlar : J’irai dire avec le sakasaka mes mots bantous.

– avez-vous la prétention d’avoir la meilleure plume ?

Fredlar : Cette question est un piège par lequel peut se noyer ou s’élever un poète, un écrivain etc.

La meilleure plume est Hugolienne. La plume d’un néophyte ne saurait être la meilleure par contre c’est un idéal.

Sir Mategus 1er : Fredlart, merci d’avoir accepté mon invitation. C’est à toi que revient l’honneur de la conclusion.

Fredlar : Nous avons beaucoup à dire sur la question noire et blanche mais n’oublions pas que tous les sangs de l’humanité sont rouges. Rien de ce que nous avons à l’extérieur ne contredit ce que nous avons tous à l’intérieur.

Les poètes sont des lecteurs risqués de la nature.

Et chacun de nous a une âme de poésie qui sommeille en lui.

Je vous remercie de m’avoir invité.

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