Association Interview 

Yehiya Boré , Activiste et blogueur

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Sir Mategus 1er : Yehiya Boré, merci d’accepter cette invitation du Mwinda Project. Nous savons de vous que vous êtes activiste et blogueur malien. Mais, dans le détail qui êtes-vous ? et que faites-vous ?

Yehiya Boré : Tout d’abord, merci beaucoup à vous pour votre intérêt à mon modeste parcours.

Je suis Yehiya Boré né dans la cité des 333 saints : Tombouctou au Mali. J’y ai fait carrément tout mon parcours scolaire mais j’ai eu la chance depuis 2013 alors que j’étais en 10e année d’intégrer le Parlement Régional de Tombouctou.

Le Parlement est une tribune de libre expression pour tous les enfants du Mali, une tribune qui donnait la voix aux enfants afin qu’ils puissent défendre leurs droits.

C’est réellement là que tout a commencé, je commençais à me forger une identité dans le fait d’aider les autres. Ainsi je suis invité à Bamako en la même année où je rejoins le niveau national à la 12e session nationale où j’ai la chance de faire mon premier discours officiel au CICB ( Centre International de Conférence de Bamako) devant son excellence le président de la république Ibrahim Boubacar Keita.

Le reste n’a été qu’une suite d’enchaînement naturel. J’intègre le Club JCI Tombouctou où je deviens le président en 2016, club qui regroupait tous les lycées de la ville.

Avec mon équipe, nous avions réalisé plusieurs projets. J’obtiens mon baccalauréat, ce qui fait que je viens à Bamako, capitale du Mali pour les études universitaires. Je m’inscris à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG). En 2017, je suis nommé président de Next Leaders Communal de Tombouctou où nous aidons à rehausser l’image de notre communauté aux yeux du monde avec activités à forts impacts.

Les études me ramènent à la capitale où j’intègre Sourions à l’espoir (Une Association Humanitaire ) en tant que chargé de Communication. Je m’inscris aussi cette fois dans une université privée pour étudier la Communication et le Journalisme ( IGLAM). J’ai la chance grâce à un concours de faire un stage dans la célèbre École de Maintien de la Paix (Alioune Blondin Beye) sur les connaissances fondamentales d’une mission de paix.

Amoureux de la lecture et de l’écriture, je passe mes journées maintenant entre l’Institut Français pour mes lectures, L’ISPRIC (Institut des Sciences Politiques, Relations Internationales, Communications) pour mes études de journalisme, la FSEG pour la Gestion sans oublier les nombreuses associations dont je suis membre comme : La JCI-BAMAKO Etoile, APJEC, CCNEJ, RJA , ABM et plusieurs autres.

Sir Mategus 1er : Vous sortez tout récemment d’un atelier de dissémination de la feuille de route ECOWAS, sur les VBG initié par Plan-Mali pour le réseau des jeunes activistes de votre pays… parlez nous en.

Yehiya Boré : Exactement , c’est une initiative du Plan-Mali pour permettre au réseau des jeunes activistes de s’intéresser à la question des VBG qui demeure une réalité dans nos pays.

Une feuille de route proposée par les pays de l’ECOWAS a fait l’objet d’une présentation et notre mission consistait à faire des propositions pour adapter cette feuille de route aux réalités maliennes et prendre véritablement en compte la question du genre en considération dans nos différentes activités , lors de nos plaidoyers et aussi en faire une cause à défendre pour un véritable changement.

Sir Mategus 1er : Quel est votre idéal futur pour le Mali ?

Yehiya Boré : Répondre à cette question est très importante pour moi-même si à vrai dire, ce n’est pas facile.

Mon idéal futur pour le Mali est un pays de paix d’amour, de tolérance, qui aurait su laisser derrière lui toutes ces guerres, toutes ces futilités et pour qu’ensemble les enfants du Mali bâtissent une nation véritable autour des valeurs qui sied à une République.

Un Mali émergeant où les jeunes s’intéresseront à la politique, où l’avis des enfants compte, où les femmes ne sont plus marginalisées, un Mali de vivre ensemble, de diversité mais aussi un Mali économiquement fort pour que puissent ces enfants être véritablement libres un jour.

Un Mali d’hommes et de femmes braves prêts à servir fièrement leur pays, voici, c’est mon rêve pour mon pays et je sais qu’un jour , un jour In Sha Allah, cela sera une réalité.

Sir Mategus 1er : Ici répondez le plus brièvement que possible… c’est la partie fun

PS: ne rien répondez ni par « oui » ni par « non » donc faites des phrases et trouvez des tournures !

– Carton blanc
Yehiya Boré est votre vrai nom?

Yehiya Boré : Je me pose moi-même la question ces temps-ci car ils sont nombreux à dire Djamanatigui ?

Quelle formation avez-vous ?

Yehiya Boré : Plusieurs formations hein, c’est même compliqué hein mais on peut dire toutologue si le mot venait à exister.

Pouvez-vous nous donner votre âge ?

Yehiya Boré : Je suis très jeune et très vieux à la fois ?

Vous n’êtes pas célibataire ?

Yehiya Boré : Passons, j’essaie de comprendre la question ?

– Carton bleu
trois actions auxquelles vous avez pris part et que vous garderez en mémoire ?

Yehiya Boré : Ma participation a un concours d’art oratoire à l’Île Maurice où je représentais mon pays sur les questions de Développement Durable.

Ma participation à New York en tant que conférencier sur le thème: les jeunes et l’extrémisme violent a un panel de haut niveau en marge de la 74e Assemblée Générale des Nations unies.

L’organisation de notre journée du 16 juin (Journée Internationale de l’enfant Africain) avec Sourions à l’espoir chaque année.

trois activistes qui vous inspire ?

Yehiya Boré : Ils sont vraiment nombreux les activistes qui m’inspirent mais pour ne citer que trois, je dirai :
1. Mahatma Gandhi
2. Fatouma Harber dit Tunbutu Woye
3. Malik Konaté

trois combats pour lesquelles vous êtes prêt à vous investir ?

Yehiya Boré : Trois combats pour lesquels je suis prêt à m’investir :
• La défense des Droits Humains .
• La valoriser la diversité .
• La liberté de presse.

– Carton vert
quelle est selon vous, la théorie du succès ?

Yehiya Boré : Selon moi, la théorie du succès, c’est aimer travailler, accepter de souffrir, avoir l’audace d’aller vers l’inconnu et surtout avoir une foi inébranlable en soi.

– Carton rose
la polygamie vous intéresse-t-elle?

Yehiya Boré : Je pense que l’avenir répondra mieux que moi In Sha Allah !

savez-vous faire la cuisine ?

Yehiya Boré : ça dépend de quoi cuisiner, je sais faire les œufs, la sauce sardine et beaucoup de mélanges ???

comment choisirez-vous votre épouse ?

Yehiya Boré : Je crois beaucoup au destin donc je le laisserai faire car seul le maître du temps et des hommes sait.

la covid19, quelles leçons avez-vous tirez ?

Yehiya Boré : Avec la COVID-19, j’ai compris à quel point on était fragile et qu’à tout moment, tout peut basculer. Que rien n’est acquis et qu’on se doit de se hâter d’aimer et de vivre.

pourquoi avez-vous un blog ?

Yehiya Boré : J’ai un blog parceque j’aime énormément écrire. Je ne me l’explique pas moi-même, ça me dépasse. Plus j’écris, plus je me sens vivre… je sens que j’apporte quelque chose, un plus à toutes ces personnes qui me lisent.

C’est ma manière à moi d’arrêter le temps, de raconter des histoires et surtout de communiquer avec les autres.

Je me libère en écrivant… mon blog www.borevie.net, c’est comme ma maison, je m’y sens tellement heureux car à partir de là, je donne un sens au mot espoir.

Sir Mategus 1er : Merci Yehiya Boré pour votre disponibilité, nous sommes au terme de notre échange. Quel mot portez-vous à l’endroit des jeunes activistes a travers le continent ?

Yehiya Boré : Permettez encore de vous remercier pour cette belle initiative et aussi de votre audace à aller à la rencontre des jeunes de par le continent.

Mon message pour les jeunes activistes est de se battre pour la cause qu’ils défendent, de s’y adonner corps et âme car ils sont l’espoir de tout un continent, la lumière qui doit faire briller l’Afrique.

Que la tâche ne serait pas facile, nullement pas, que la mission qui leur incombe est de la plus haute importance car il s’agit là de contribuer à faire un monde meilleur et juste pour tous et que le sacrifice n’est jamais de trop pour l’accomplissement d’un tel idéal.

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