Autre Interview 

Daisy Portella, de « Chœur des Femmes »

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Sir Mategus 1er : Madame, merci d’accepter cette invitation du Mwinda Project. Vous présentez l’émission Le Chœur des Femmes et vous êtes simplement une fierté africaine. Avant d’en savoir davantage sur la personnalité, parlez-nous d’abord de la femme que vous êtes.

Daisy Portella : Bonjour, tout d’abord, je vous remercie d’avoir porté votre choix sur ma personne.
Je suis née en France et j’ai grandi en Côte d’Ivoire. Je suis arrivée à Abidjan à l’âge de 2 ans et j’y suis restée jusqu’à mes 18 ans. Après mon Bac français, je suis allée à Montréal pour poursuivre mes études.

J’ai tout d’abord pris 3 mois de cours d’anglais avant d’intégrer une université anglophone : l’Université Concordia. Après 3 ans de travail acharné, j’ai décroché mon bachelor en Commerce international.
Une fois ma formation terminée, je décide de partir à l’aventure à Londres où j’ai vécu 4 ans de 2006 à 2010. J’y ai acquis ma première expérience professionnelle en tant qu’assistante marketing.

Après cela, je suis repartie à Montréal pour faire des études en communication à l’université de Montréal.
J’ai par la suite eu l’opportunité d’exercer dans le secteur de l’immobilier et dans une boîte d’intelligence artificielle.

En 2018, l’envie de rentrer étant plus forte que tout, je décide après 18 ans à l’étranger de revenir en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, je suis chargée de communication à la fondation Entrafrica dont l’objectif est de créer une communauté d’entrepreneurs à fort potentiel en Afrique. Je suis aussi présentatrice et chroniqueuse à l’émission Le Chœur des femmes qui passe sur Canal+elles.

Toutes ces expériences m’ont permis d’accumuler plus de 10 ans d’expertise dans les domaines de la communication, du tourisme, de l’immobilier, des TIC et aujourd’hui de l’entrepreneuriat.

Sir Mategus 1er : Quelle est aujourd’hui votre conviction par rapport à l’apport des femmes dans le chœur de nos sociétés ?

Daisy Portella : La femme a toute sa place dans nos sociétés. Elle peut-être aussi compétente et même plus compétente qu’un homme. Honnêtement, je ne comprends toujours pas ce concept de ne pas avoir sa place dans une société parce qu’on est une femme. Si l’on n’est pas prêt à nous intégrer, économiquement parlant, ce sera une perte énorme pour certains pays. Cette absence va forcément créer un manque à gagner énorme, parce qu’on parle de plus de la moitié de la population active dans certains cas. Et puis, si nous regardons bien nos réalités africaines, les femmes jouent déjà un rôle prépondérant dans notre environnement.

Je pense qu’elles doivent maintenant chercher à s’imposer dans différentes sphères de la société. Pour ma part, les femmes ne doivent plus attendre qu’on leur crée une place, elles doivent la créer elles-mêmes.

Sir Mategus 1er : Avez-vous été confronté à des difficultés particulières dans la quête de vos rêves, vos objectifs… surtout en tant que femmes ?

Daisy Portella : Avant tout, je préfère parler de challenges plutôt que de difficultés. En tant que femme, je n’ai pas vraiment été confrontée à des challenges particuliers, parce que j’ai eu la chance d’évoluer dans des pays (Canada et Angleterre) dans lesquels seule la compétence prévaut. Bien évidemment, là-bas, les femmes ont combattu depuis bien longtemps pour qu’aujourd’hui cela ne soit plus un problème pour notre génération. Tout ce que je peux vous dire, c’est que lorsqu’on est ambitieux et que l’on vise haut, il faut bosser. Les choses ne viendront pas facilement à nous, on connaîtra des moments plus pénibles que d’autres mais cela fait partie de l’apprentissage.
Pour la petite histoire, avant de décrocher mon 1er emploi à Londres, j’ai d’abord travaillé dans un magasin de sport, puis un centre d’appel. Chaque étape avait son importance, ça m’a permis d’apprendre de nouvelles compétences qui ont été déterminantes lorsque la boite a décidé de me choisir pour le poste d’assistante marketing.

Sir Mategus 1er : Le Chœur des Femmes aujourd’hui, quels sont vos rêves, vos ambitions futures ?

Daisy Portella : Honnêtement, le Chœur des femmes est une opportunité qui m’est arrivée par miracle, grâce à un frère congolais que je ne remercierais jamais assez. Aujourd’hui, à travers l’émission, je me suis découverte une nouvelle passion que j’aimerais continuer à vivre. Pour le futur, je me dis pourquoi ne pas animer ma propre émission, car, comme dit l’adage : « sky is the limit ».

Sir Mategus 1er : Daisy Portella, un mot, un appel du coeur à l’endroit de la jeunesse et des femmes en l’occurrence, pour clore cet échange ?

Daisy Portella : C’est étrange pour moi de répondre à cette question (RIRE), car d’habitude c’est moi qui la pose à mes invités. J’en ai tellement, mais je vais en choisir 4 qui me tiennent particulièrement à cœur et qui continuent à m’aider dans la vie.

1- L’IMPORTANCE D’ÊTRE SÉRIEUX DANS CE QUE L’ON FAIT
Être sérieux dans le travail c’est primordial, parce qu’on ne sait jamais qui nous regarde et quelle porte cela peut nous ouvrir. Ne prendre aucune opportunité à la légère car vous pouvez être à deux doigts d’y arriver et ça vous ne le savez pas encore.

2- OSER SORTIR DE SA ZONE CONFORT
Oser l’ambition, oser la réussite, oser l’excellence, oser un nouveau boulot, oser se lancer, oser croire en soi et en ces rêves. J’ai fait un Facebook live sur la plateforme de « instant manager » sur ce sujet. La magie de la vie se crée seulement lorsqu’on sort de sa zone de confort.

3- ÊTRE HUMBLE
J’aime beaucoup le proverbe dans la Bible dit : « Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève ;mais l’humilité précède la gloire ». Être humble et respectueux envers chaque personne est primordial, peu importe le statut de la personne. Aujourd’hui, tu peux être en haut et demain en bas comme tout le monde. J’ai été élevée avec cette valeur et ça m’a beaucoup aidé dans la vie parce que les gens t’ouvrent les portes plus facilement.

4- NE JAMAIS ABANDONNER
N’abandonnez jamais ! Si vous êtes fatigué, faites une pause, mais reprenez. Une des clés de la réussite, c’est la persévérance et la consistance.

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